2026 : une année de défis pour les cabinets de révision membres du CBCR

Dans beaucoup de domaines, l’histoire s’accélère.

L’audit n’y échappe pas.

L’intelligence artificielle constitue en effet pour nous aussi un tournant.

Beaucoup d’analyses, qui jusqu’ici exigeaient des journées de travail de stagiaires ou autres collaborateurs juniors, peuvent à présent être réalisées en quelques secondes par une « machine ». Il est même dès à présent possible de demander à des outils d’IA de présenter une planification d’un audit comportant un programme de travail conforme aux ISAs et adapté aux caractéristiques du client.

Cette révolution permet d’envisager avec plus de sérénité la difficile question du recrutement de personnel dans une période de pénurie des talents et de disette démographique. Mais elle exige aussi du réviseur signataire de la mission une vigilance accrue quant aux erreurs commises par la machine, y compris en termes de respect du secret professionnel. Voire quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle par certains clients pour éventuellement tromper le réviseur.

Dans ce contexte, le CBCR continuera plus que jamais à accompagner ses membres et à défendre leurs intérêts collectifs, quelle que soit leur taille.

En termes d’accompagnement, nous poursuivrons les actions visant à mutualiser certains investissements, à former les jeunes collaborateurs, à favoriser les échanges d’expérience et de bonnes pratiques, et cela notamment en abordant spécifiquement les questions qui découlent de l’intelligence artificielle.

Quant à la défense des intérêts collectifs des petits et moyens cabinets, il s’agit de libérer les esprits et du temps pour développer sérieusement l’audit de nouvelle génération. En lien avec l’Institut des réviseurs d’entreprises et avec l’objectif d’une qualité toujours plus grande dans l’exécution des missions, nous nous battrons donc toujours et encore pour des conditions de concurrence loyale avec d’autres professions, et pour une application déterminée du principe de proportionnalité dans la normalisation et la supervision de notre propre profession.

Au nom aussi du vice-président, du secrétaire-trésorier et du directeur de la formation, je souhaite aux cabinets membres du CBCR une année 2026 stimulante !

Prof. Michel De Wolf, président du CBCR-BOBR